Générations
1981: Création de Parents anonymes Rive-Sud
1984: Parents anonymes devient un organisme provincial
1991: Création de Tel-jeunes
1992: Parents anonymes devient Générations
1998: Parents anonymes devient LigneParents
2001: Naissance du www.teljeunes.com, une première au Québec
2007: Tel-jeunes et LigneParents deviennent bilingues
2010: Création de la Fondation Tel-jeunes
2011: LigneParents célèbre ses 30 ans (2 février), et Tel-jeunes ses 20 ans (5 mars)
Historique de l'organisme
Longueuil, février 1981
Quelques mères se rencontrent un soir par semaine pour s’apporter aide et réconfort dans leur rôle parental. Marilyn, jeune mère de trois enfants, anime les rencontres. Lucie, Huguette, Lise, Johanne et Francine fréquentent régulièrement le groupe. Toutes, de différentes façons, ont le sentiment de perdre la maîtrise d’elles-mêmes en présence de leurs enfants. Cela se traduit par des cris, des menaces et, parfois même, par des gestes d’agression physique, suivis de culpabilité et de remords. La peur du jugement est très forte. Les rencontres se tiennent donc sous le sceau de l’anonymat. Rappelons-nous que nous sommes au début des années 1980 et que la Loi sur la protection de la jeunesse vient de voir le jour. Ces mères craignent des représailles qui les priveraient de la garde de leurs enfants.
Ce premier groupe d’entraide québécois s’inspire de l’organisation Parents Anonymous, née en Californie au début des années 1970. Là-bas, avec l’appui d’un travailleur social, des parents connus des services sociaux pour maltraitance ont instauré des rencontres d’entraide spontanées. Dans un cadre sécurisant et loin des jugements sociaux, ils réapprennent à être parents et à contenir certaines impulsions qui les incitent à commettre des gestes regrettables. Entre deux rencontres, ils peuvent se téléphoner au besoin. Nous assistons ainsi aux premières manifestations de l’« empowerment » (responsabilisation), un concept basé sur la capacité de chacun de se prendre en main et de briser l’isolement par l’entremise d’un réseau de soutien.
C’est sur ce modèle, et avec l’arrivée de Jocelyn Paiement à titre de coordonnateur, puis de Céline Muloin à titre de responsable de la ligne d’écoute, que naît Parents anonymes Rive-Sud. En 1984, l’organisme devient Parents anonymes du Québec. Des groupes d’entraide comme celui de Longueuil sont alors mis sur pied dans plusieurs villes du Québec. Parallèlement, une ligne d’écoute sans frais voit le jour pour permettre aux parents de surmonter les moments difficiles ou de se joindre à un groupe d’entraide près de chez eux.
À la fin des années 1980, on compte plus de 35 regroupements au Québec. L’apport de Claude Meunier comme porte-parole propulse cette croissance phénoménale. Qui ne se souvient pas de la célèbre phrase de l’humoriste dans une publicité télévisée : « Au lieu de pogner les nerfs après vos enfants, pognez donc le téléphone… » ?
Dans les groupes d’entraide pour parents, les professionnels jouent un rôle important. Aux côtés de parents nommés responsables des groupes, ils coaniment les rencontres, sans les diriger. Ces personnes-ressources facilitent et stimulent l’entraide, l’écoute et le respect parentaux. Un nombre impressionnant d’intervenants de partout au Québec s’engagent bénévolement dans ces groupes au cours des années 1990.
5 mars 1991
Forte de ses 10 ans d’existence, l’organisation crée un nouveau service : Tel-jeunes. Elle transpose ainsi le savoir-faire acquis auprès des parents dans le domaine du soutien aux enfants.
Tel-jeunes offre un service téléphonique gratuit et accessible partout au Québec. Les jeunes de 5 à 20 ans peuvent dorénavant recevoir l’aide d’un professionnel en réponse à leurs problèmes ou à leurs questionnements. Présente au lancement du service, la comédienne Marina Orsini devient la porte-parole de Tel-jeunes. Rapidement, le service se développe et devient une ressource de premier plan pour les jeunes du Québec.
Avec la naissance de Tel-jeunes, Parents anonymes change de nom et devient Générations, le centre de prévention de la violence familiale. Il chapeaute ainsi le nouveau service aux jeunes et l’ancien service aux parents (qui deviendra par la suite LigneParents), afin de mieux répondre à sa mission de prévention.
Devant la volonté de certains jeunes d’aider leurs amis, Tel-jeunes met sur pied le programme Aider, c’est branché ! pour mieux les épauler dans leurs démarches d’entraide.
1er février 2001
Tel-jeunes lance son site Web. Outre une banque d’information considérable, celui-ci comprend un volet d’intervention novateur. Les jeunes peuvent poser des questions par Internet et recevoir les réponses personnalisées et confidentielles d’un intervenant professionnel. C’est la première forme d’aide professionnelle gratuite à laquelle tous les jeunes du Québec ont accès sur le Web.